C'est décidé : Stop ! J'arrête !

 

  C'est un choix : J'ai préféré arrêter net !
 
Un matin, vers dix heures, j'ai annoncé à ma femme et mes enfants :
 
"- Je suis en train d'éteindre la dernière !"
 
Je m'étais préparé à ce moment et j'étais bien dans ma tête. Ce jour là, tout allait bien. Pas de soucis, du calme et de la bonne humeur à la maison, rien de particulier à faire, pas de sortie ni de visite ... l'idéal pour arrêter.
 
J'ai nettoyé et rangé mon cendrier. J'ai confié mon paquet de gitanes à mon épouse. (Après huit ans, elle l'a encore en souvenir !)
 
Voilà, c'est tout !
 
Pour arrêter, ce n'est pas plus compliqué.
 
Restait maintenant le plus difficile : tenir le coup, ne pas craquer !
 
Quand je fumais, je pensais que c'était impossible à surmonter cette phase où il faut vaincre le manque... maintenant, je sais que ce n'est pas si terrible que ça.
 
Le premier jour, c'est le plus difficile.
Le manque est terrible et très vite, le corps réclame sa dose. C'est là qu'il ne faut pas craquer. Moi, j'ai enfourché mon VTT pour passer le temps, pour me détendre. Il faut penser à autre chose...
Le soir, j'ai cru que j'allais éclater ! Mon sang bouillait ! Alors j'ai allumé une cigarette et je l'ai fumée à la moitié. Ouf !... il le fallait.
Ce bout de mégot qui me restait, je l'ai gardé à l'oreille pendant deux jours... Je n'ai plus jamais fumé depuis huit ans !
 
Et je ne fumerai plus jamais !
 
Le lendemain, le manque est retombé en partie, bien qu'il existe encore. Mais le plus dur est passé. C'est la nervosité qui prend le relais. Attention à l'entourage ! Son soutien est indispensable.
 
Les trois premiers jours passés, j'ai été surpris de constater que je ne souffrais plus vraiment. De temps en temps une envie qui venait... sans plus.
D'ailleurs, ces envies qui viennent sont surtout provoquées par l'habitude. Après les repas... etc.
 
La première semaine arrive beaucoup plus vite que ce qu'on pourrait penser. Déjà une semaine sans tabac ? On n'en revient pas ! Il s'installe même un sentiment de réussite, de fierté... Il ne faut pas se leurrer : ce n'est pas encore gagné !
 
La première semaine passée, on ne souffre plus du tout. (La souffrance n'a durée que 2/3 jours, dont particulièrement le premier jour. C'est tout !)
 
Il faut maintenant tenir le coup pour éviter la rechute.
 
Au manque de nicotine, s'ajoute maintenant le 'manque du geste'. Ce geste devenu réflexe qui fait qu'on ne se déplace pas sans son matériel de fumeur : -'cigarettes + briquet + (parfois) cendrier'.
Ce manque est tout aussi difficile à combattre. La main cherche sans cesse dans la poche le paquet empoisonneur.
 
Pour ne pas ajouter une difficulté, j'ai choisi de garder sur moi mon briquet. Souvent, je l'avais dans la main.
Puis il m'arrivait de l'oublier, de plus en plus, jusqu'au jour où je l'ai oublié complètement. (3/4 semaines)
 
  
Bien avant, je m'y étais préparé. En premier, j'en ai parlé à tout le monde : 'Bientôt, je vais arrêter de fumer... Si ! Tu verras...'. Évidement, personne n'y a cru !
J'en ai aussi parlé à mon docteur. Il m'a dit "J'ai tout ce qu'il faut pour vous aider : Des patchs, des comprimés... etc." J'ai préféré arrêter net, sans aide.
 
Voici comment je m'y suis pris pour arrêter de fumer.
Aujourd'hui, je me dis :
"- Pourquoi ne l'ai-je pas fait plus tôt ?"